Les nouveaux DVD sont prêts à être empruntés…. Des trucs pour les enfants, pour les adultes, des fictions, des documentaires…  Espérons qu’il y en aura

pour tous les goûts ! La liste en cliquant ICI .                                                                                                                          

C’est parti pour une nouvelle session !

Tous les renseignements ICI

Vous avez envie d’écrire mais vous ne savez pas par où commencer ?

Vous écrivez déjà et vous voulez progresser ?

Vous avez envie de jouer avec les mots, de vous exprimer, d’échanger autour de l’écriture, dans une atmosphère ludique et décontractée ?

Rendez-vous à la médiathèque intercommunale, un samedi matin par mois, pour deux heures d’atelier, animées par Sophie Pavlovsky, auteure et animatrice d’ateliers d’écriture.

Il ne s’agit pas du tout de corriger son orthographe et sa grammaire, d’apprendre à « écrire correctement » ou de s’initier à la calligraphie. On fait fonctionner son imaginaire ! A l’aide de contraintes initiées par Sophie Pavlovsky (une phrase) et/ou créées par vous (choisir un prénom, ou 5 mots, donner un lieu, écrire le message trouvé dans une bouteille échouée sur la plage…), à vous d’inventer, avec vos mots et vos émotions, une histoire, un texte, drôle ou tragique, lyrique ou poétique… selon votre humeur et votre envie.  Etonnement garanti !

Le premier atelier 2012 aura lieu ce samedi 21 janvier à 10h.

Accès libre, pour tous à partir de 15 ans.

 

 

C’est l’histoire d’Armand, la quarantaine massive, un peu moche, vendeur de matériel agricole dans l’Aveyron, qui ne supporte plus sa vie d’homosexuel célibataire et qui se sauve dans les bois avec une adolescente délurée.  Si vous êtes prêts à suivre un héros qui passe une bonne partie du film à traverser des ruisseaux en  slip pendant qu’une étrange folie érotique s’empare du village (entre autres épisodes burlesques), vous allez découvrir un film complètement décalé, voire barré, surréaliste, drôle, touchant, lumineux, décomplexé, plein d’amour physique et d’une joie de vivre totalement communicative. Sensuel et bucolique comme “Le Déjeuner sur l’herbe” (Renoir, avec Paul Meurisse – VID REN), décalé et surréaliste comme “Buffet froid” (Blier, avec Blier -VID BLI), une salvatrice bouffée d’oxygène. BF

De Martin Suter j’avais beaucoup aimé Un Ami parfait, dans lequel un journaliste se réveille  à l’hôpital, amnésique, et doit composer avec une petite amie envahissante qu’il ne reconnait pas évidemment, un collègue et ami qui ne veut plus le voir et une enquête journalistique à reprendre, tout en essayant de cerner sa propre personnalité. Un livre passionnant à plusieurs niveaux, construit comme un polar, enfin, le genre de trucs que j’aime.

Allmen et les libellules me faisait très très envie et c’est un livre très agréable à lire, qui se lit vite, avec un personnage sympathique, intemporel (mais trop rapidement esquissé à mon avis), de dandy fauché qui barbote des oeuvres d’art pour maintenir son niveau de vie (déjà sérieusement attaqué : il vit dans la maison du jardinier de son ancienne demeure, qu’il a été obligé de vendre, en compagnie dudit jardinier, Carlos, qui lui sert d’homme à tout faire et de complice). Ce tome inaugure une série dans laquelle on retrouvera le couple Allmen/Carlos dans des enquêtes, dans le milieu de l’art je suppose. Sorte d’hommage appuyé au plus gentleman des cambrioleurs,  Arsène Lupin (un amour de jeunesse auquel je suis restée fidèle) le personnage d’Allmen n’atteint pas la cheville du maître, tant dans la complexité des intrigues, des personnages, que dans la truculence du personnage. Ici, si le divertissement remplit bien son office, ça manque quand même de substance. Comme si à la place du champagne attendu, on vous servait un blanc mousseux. Léger, agréable, mais un peu décevant. BF

Allmen et les libellules / Martin Suter  – R SUT

28% de sang,

22% de tripes et boyaux,

34% d’embruns

16% de soleil,

sur fond sonore fait de hurlements, de jurons, de blasphèmes, du fracas des coups de canons et de la mitraille, et j’en oublie. Des amateurs ?

Tortuga c’est un peu comme si CormacMcCarthy s’intéressait au frères de la Flibuste à la place des coboys, sauf que pas tellement. Parce que, sans vouloir en remettre une couche, c’est quand même beaucoup moins bien écrit. Mais vraiment beaucoup.

Alors l’idée de dynamiter (comme dit l’éditeur inspiré) l’image hollywoodienne du Johnny pirate des Caraïbes Depp est très très séduisante, mais vouloir montrer un monde brutal, cruel, sanguinaire, sadique, qui n’a rien de fraternel, tout en n’osant pas appeler un chat un chat, par égard sans doute pour les chastes yeux du lecteur, je trouve ça bizarre, voire suspect.  L”auteur use de périphrases pudiques (pour ne pas dire pudibondes), pour décrire des actes d’une barbarie achevée, et tenez-vous bien, il n’ose même pas citer les blasphèmes du plus effrayant des pirates, le Duc de Grammont, disant seulement qu’il “jure effroyablement”. Ca casse complètement l’ambiance si vous voulez mon avis. Qui est vraiment dégueulasse et sanguinolente la plupart du temps, je vous l’accorde, mais pourquoi cette retenue par moments ? Comme si l’auteur regardait ce spectacle et en était lui même outré et effrayé.

Alors l’histoire est pas mal, hein, on va d’abordage en pillage de comptoir, bon, en suivant un ancien jésuite enrôlé de force sur un navire pirate, et qui vit ce qui sera la dernière grande aventure de la piraterie sous Louis XIV, on en apprend un peu sur le fonctionnement de cette société (mais je trouve que c’est amené de manière assez maladroite et didactique), et le jésuite, il tombe amoureux au premier regard d’une esclave trop trop belle, ce qui le mènera aux pires extrémités, et à sa perte, parce que la femme est perfide. Voilà. Question récit, l’auteur mène bien sa barque (bon, elle était facile, mais j’avais envie de la faire, merci), il utilise abondamment, et très correctement, il faut le reconnaître, la construction sujet-verbe-complément, du coup c’est un peu plat. Je n’ai pas eu l’impression d’être prise par le suspense ou emportée par un vrai souffle romanesque (et là je pense à l’Ile au trésor,  franchement y a des moments faut vraiment se replonger dans les classiques). Pas de coups de théâtre, rien qui fasse sursauter, pour un récit de pirate, franchement, ça craint, et des personnages que j’ai trouvés esquissés à grands traits (peut être pour montrer le côté primitif du pirate ? Mouais)

Dommage, je trouve la couverture vraiment splendide. BF

Tortuga / Valerio Evangelisti, R EVA

PS : je suis peut-être de mauvaise humeur aujourd’hui, parce que ça se lit, quand même.

Les  suites de vos séries préférées sont arrivées !!!

Voici la liste (un peu en vrac quand même) où vous trouverez sans doute votre bonheur.

Bandes dessinées :

Barracuda T2 – Cicatrices
Petit Poilu T10 – Amour glacé
Blast T2 – L’Apocalypse selon Saint Jacky
Seuls T6 – La quatrième dimension et demie
Lanfeust Odyssey, T3 – Le banni d’Eckmul
Okko, T7 – Le cycle du feu 1
Samurai, T7 – Frères d’armes
Le chat, acte XVI
Les légendaires, T 14 - L’héritage du mal
Magasin général, T7 – Charleston
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“Il nous est interdit de nous trouver en tête à tête avec les Commandants. Notre fonction est la reproduction ; nous ne sommes pas des concubines, des geishas ni des courtisanes. Au contraire : tout a été fait pour nous éliminer de ces catégories. Rien en nous ne doit séduire, aucune latitude n’est autorisée pour que fleurissent des désirs secrets, nulle faveur particulière ne doit être extorquée par des cajoleries, ni de part ni d’autre ; l’amour ne doit trouver aucune prise. Nous sommes des utérus à deux pattes, un point c’est tout : vases sacrés, calices ambulants.”

Nous sommes dans un futur écologiquement dévasté,  plus ou moins proche. Les Etats-Unis, devenus une dictature théocratique et phallocratique, sont en guerre. Dans cette nouvelle société (La République de Gilead), la femme est cantonnée à quelques rôles très encadrés : Epouse, Tante, Martha, Econofemme. Voire éliminée. Le statut le plus précieux est celui de Servante Ecarlate, dévolu aux femmes fertiles, duquel relève Defred, qui raconte l’histoire. Elle est au service d’un Commandant, avec lequel tout contact lui est interdit, hormis la relation sexuelle rituelle qui doit lui permettre de procréer. Vêtue d’une tenue rouge qui la couvre entièrement, Defred ne peut ni lire, ni écrire, ni fumer, ni parler avec les autres. Tout sentiment est interdit, l’amour est totalement évacué des rapports humains, et peut être puni de mort.

Le récit du quotidien terrifiant et étouffant de Defred est le sujet de ce livre, entrecoupé de souvenirs de sa vie d’avant, quand elle avait un mari, une fille, un prénom.

Alors moi la science-fiction, les romans d’anticipation, c’est pas vraiment ma came, mais là, impossible d’arrêter. Comparé à 1984 (qui vole très haut dans mon panthéon personnel), dont il n’a pas l’ampleur et la force je trouve, La servante écarlate, dans ce monologue angoissant, désespérant, en extrapolant à partir d’un questionnement essentiel (et contemporain) sur l’identité et la condition féminine, m’a vraiment captivée.

Et du même coup m’a permis de découvrir Margaret Atwood, une femme écrivain talentueuse à la parole impeccable.  BF

La servante écarlate / Margaret Atwood, SF ATW

Ipuinak

Posted: 13/12/2011 in L'actu du moment

… mais vachement bien quand même (merci Cre pour le tuyau).

Un après-midi de brouillard, un petit garçon de 5 ans disparaît dans la lande d’une île suédoise. Le corps ne sera jamais retrouvé. Vingt ans plus tard, son grand-père, ancien marin, reçoit par la poste une sandale, celle, semble-t-il, portée par son petit-fils le jour de sa disparition. Mise au courant, sa fille, qui survit comme elle peut à ce drame, entre bouteilles de vin, télé et arrêts maladie, décide de se rendre sur place. L’enquête repart, menée par Gerlof et ses amis retraités, dans cette île glaciale et quasiment déserte. Alternant le présent de l’enquête et le parcours sur quarante ans d’un tueur originaire de l’île, autour duquel persistent des rumeurs tenaces, le livre parvient à créer un  suspense très prenant, et une atmosphère dans laquelle le lecteur a plaisir à être plongé, plaisir qui n’est pas sans rappeler celui suscité par Les Visages. Les personnages, attachants, se débattent entre deuil impossible et soif de vérité et de vengeance, et la vérité sera loin de celle pressentie au départ, plus originale, et en même temps, tragiquement prosaïque.

Un super bouquin pour les soirées au coin du poêle. BF

L’heure trouble / Johan Therin RP THE